05 novembre 2009
Précision
Je voulais juste dire que ce n'est pas parce que je donne l'impression, comme ça, de chercher du boulot ailleurs, que je ferme ma petite boutique de scénariste ! Ne vous méprenez pas. Même si mon agent m'a oubliée ainsi que tous les producteurs de la place de Paris, je lutte. D'ailleurs, je vais très prochainement au Salon du Livre et de la Presse Jeunesse présenter à tout un tas d'éditeurs un projet de bd qui tue sa mère. Si si. Bon même si l'autre jour j'ai vu un truc qui m'a un peu refroidie. Je vous raconte ? (-Ouiiiiii !) Rhoo, devant cet enthousiasme délirant...
En allant me promener à la Grande Ville (Montpellier pour ceux qui connaissent), j'en ai profité pour faire un tour à Album (y'a des magasins de bd à Nîmes, hein, c'est juste que j'en ai profité pour faire un tour à Album). Et là, il y avait un auteur-de-bd-dont-je-ne-citerai-pas-le-nom qui faisait une séance de dédicace. Il faisait plein de dessins super travaillés sur des bd pour... personne. Pas un chat. Nobody. Le pauvre. Il lançait un regard plein d'espoir à chaque client qui poussait la porte de l'échoppe. Mais non, pendant les 15 minutes de ma visite, il n'a pas écrit un seul "à Norbert, mon fan n°1, bises". Et là tu te demandes si parfois la solitude de l'auteur de bd devant qui personne ne se bouscule n'est pas encore plus grande que celle du scénariste de télévision à qui on supprime la diffusion de ses épisodes sensés lui rapporter des milliers d'euros de droits de diff'.
M'en fous, mon projet de bd il tue sa mère.
04 novembre 2009
En vacances.
Depuis quelques semaines jours je suis en vacances. Les vraies. Celles où même quand tu veux bosser tu peux pas parce qu'il y a plein de gens qui viennent te voir pour visiter des tas de trucs. Celles où tu culpabilises même pas de passer tes journées à rien faire te cultiver en allant au musée du bonbon te baffrer de fraises tagada. Y'a pas à dire, ça fait drôlement du bien. Ca te ferait presque oublier que tu as envoyé des lettres de motivation et des cv - cv où tu as remis toutes tes expériences professionnelles "d'avant" et enlevé la liste de toutes les bêtises que tu as écrites pour la télé -. Ca t'empêche même d'attendre comme une nouille devant ton téléphone en lui envoyant des ondes mentales super puissantes pour qu'il sonne. Et tu peux aller tout tranquillou à un atelier de yoga sur les chakras pendant 4h, te promener au cirque de Navacelle, et réanimer ton chat lorsqu'il s'évanouit, surpris par la sirène des pompiers du premier mercredi du mois.
Les vacances, ça déchire tout.
Cet aprèm, je vais même à la mer.
22 octobre 2009
Le cercle
En ce moment, ce n'est pas ça. Je m'étais dit que je n'allais plus parler du boulot que de manière positive, ne pas laisser penser que c'était la loose intersidérale, mais bon voilà, il faut se rendre à l'évidence, c'est la loose intersidérale.
A défaut de commandes, je bosse quand même sur des projets à moi, mais il faudrait relancer la machine. C'est à dire harceler mes contacts, harceler mon agent pour qu'elle crache le morceau sur les séries qui (re)démarrent et où elle place des auteurs plus expérimentés que moi. Essayer d'explorer des domaines comme le dessin animé, voire les jeux vidéo, où je n'ai jamais travaillé.
Peut-être aussi qu'il faudrait trouver un co-auteur.
Le problème, lorsque l'on "cherche" un co-auteur, (au delà de la difficulté de trouver quelqu'un avec qui on s'entend bien et on est complémentaire) est qu'on essaie toujours de mettre le grappin sur un de ces auteurs plus expérimentés que je mentionnais plus haut. Et que ces auteurs cherchent aussi à bosser avec des gens mieux implantés qu'eux, avec un plus grand réseau, et on les comprend. Ils n'ont pas envie d'écrire avec moi. Il faut beaucoup d'énergie pour convaincre un auteur-expérimenté. Et puis il faut avoir quelque chose à proposer, genre "tu veux proposer avec moi une histoire pour Julie Lescaut/RIS/Camping Paradis ?". Be my friend.
Je manque cruellement d'énergie. Ces derniers mois, où je n'ai pas gagné d'argent (il faut dire ce qui est), j'ai l'impression de m'être dégonflée comme une vieille baudruche. Au point de laisser s'insinuer l'idée d'une reconversion. De regarder les formations, les concours. Et puis carrément les petites annonces.
C'est un cercle vicieux. Aller à Aix m'aurait sans doute reboostée. Pas d'argent pas d'Aix (Pas de bras pas de chocolat/pas d'argent pas d'Aix, futé n'est-ce pas ?). Moins on a de boulot moins on y croit. Moins on y croit moins on a d'énergie pour remuer les choses.
On n'est pas loin de la grosse déprime. Heureusement, je me connais, ça va vite aller mieux. Enfin, j'espère.
Aurélie-pourrisseuse de moral pour la journée.
27 septembre 2009
Je suis là, je suis pas là, je suis là, je suis pas là...
On me fait remarquer à juste titre mon absence de ce blog. C'est que je n'ai pas de nouvelle palpitante à raconter. A-t-on vraiment des nouvelles palpitantes dans ce métier ? Les bonnes nouvelles ne sont-elles pas souvent teintées d'amertume (ça ne veut rien dire, je sais) ? On adooooore ton projet mais on n'a pas d'argent pour te prendre une option. Est-ce que tu pourrais nous développer ça mais gratuitement ? Génial ton épisode, mais on va laisser un "auteur plus chevronné" (comprendre un pote) écrire le séquencier et les dialogues...
Je vous laisse méditer là dessus.
J'ai un peu menti, il y a quand même quelques news (mais pas nécessairement palpitantes) :
- J'ai touché mes premiers droits de diff.
- J'ai été boulée de la bourse Lagardère.
- J'aurai bientôt la réponse du fonds d'innovation du CNC, pour un autre projet (ce qui n'est pas encore à proprement parler une nouvelle).
Et comme tous mes collègues, j'attends, j'attends, j'attends... Que des séries se fassent ou se défassent, que "ça reprenne", des retours sur des projets envoyés à droite et à gauche.
Et j'ai des rv avec des conseillers de l'ANPE, qui sont froids comme la glace au début de l'entretien, et se réchauffent miraculeusement lorsque que le mot scénariste est prononcé. La question qui suit est invariablement : "est-ce vous avez écrit quelque chose que je connais ?". Et la dernière fois, surprise ! on ne me l'avait jamais sortie : "vous devriez écrire pour Plus Belle La Vie !".
Si c'était si simple...
11 septembre 2009
"Déplacement professionnel"
Demain, je prends le train pour Paris. Mon premier aller-retour pour le travail. Bon, en fait, pour l'instant, j'ai juste un rv avec mon agent préféré vendredi, et un rv pas encore calé pour la fameuse BD-ressortie-des-cartons. Le reste du temps, c'est plutôt la tournée des copines. Autant faire d'une pierre deux coup comme on dit.
Ça me plait. J'aimerais même que la sncf fasse un sondage dans le train, pour demander dans quel but j'utilise leurs services. Je pourrais marquer "déplacement professionnel". Je discuterais avec mon voisin, on râlerait parce qu'on part dans la grisaille parisienne et qu'on va être obligé de mettre un pull. Il fait froid dans le nord. Et puis je vais pouvoir garder mes billets pour les frais réels.
J'aurais dû suggérer dans ma liste de cadeaux d'anniversaire un attaché-case en cuir noir, qui fait "clic" quand on l'ouvre, j'aurais vraiment eu l'air d'une business woman. Je vais peut-être mettre un tailleur.
04 septembre 2009
C'est quand la rentrée ?
Moi aussi, je veux aller à l'école en atelier et partager les microbes de la grippe A avec mes petits camarades !!!
En attendant la "reprise" (vous savez, celle dont on parle beaucoup mais qu'on ne voit jamais), je continue de développer des projets personnels, et en particulier une série "réaliste" (enfin, plus dans les thèmes que dans le traitement) avec Cedric, qui encore une fois déchire tout (la série, pas Cedric).
Qui n'en veut ?
28 août 2009
En attendant...
... que mon agent réponde à mon mail,
... que j'aie des nouvelles des différents projets "en cours" perdus chez les producteurs,
... bref que les affaires reprennent,
Je travaille sur des un projet perso, et j'envoie des dossiers au fonds d'innovation du cnc et autres bourses.
Au moins ça donne l'illusion de faire quelque chose.
Allez j'y retourne, j'ai des papiers à photocopier.
16 août 2009
Le repos du guerrier
Ok, ok, c'était plutôt l'éternation (hibernation / éternation... vous saisissez ? ^^) de la guerrière...
J'ai mes excuses : un déménagement à l'autre bout de la France (celui avec du soleil, tant qu'à faire !), un gros besoin de repos, et puis une absence de travail qui bon gré mal gré m'a bien obligée à me mettre en vacances.
A partir de la semaine prochaine, demain quoi, le programme est à la reprise progressive du boulot, avec d'abord une bd qui ressort des tiroirs après au moins un an d'abandon, le dessinateur et initiateur du projet étant revenu vers moi. Je suis très très contente que cette histoire que j'aime beaucoup renaisse de ses cendres ! Puis quelques projets personnels à développer, un rv avec Lise en septembre lors d'une semaine de retour à la vie parisienne... Le tout entrecoupé de quelques séances de siestes et de baignades dans la Méditerrannée, il faut bien se mettre à la mode d'ici.
Tout ça pour dire que tout va bien, que je n'ai pas quitté le monde merveilleux de l'audiovisuel, que si je me suis exilée dans le Gard c'est pour mieux revenir à Paris (une ou deux fois par mois), et que vous n'avez pas fini d'entendre parler de moi. En tout cas sur ce blog.
28 juin 2009
Back to work
Comme les vacances ne sont jamais vraiment des vacances, je ne vous refais pas le raisonnement, cette semaine je ne suis pas restée inactive. Une idée de court métrage d'animation 3D (une jeune femme m'a contactée avant les vacances, elle réalise des petits films super, mais ne se sent pas à l'aise avec l'écriture, et il semblerait qu'on ait un peu le même univers. Banco c'est parti ça roule ma poule !), et un coup de fil pour passer un test pour une série daytime genre "Les feux de l'amour", un vrai défi (mon agent travaille pour moi quand je ne suis pas là, ça fait plaiz') !
Et un appel désespéré de mon conseiller ANPE Pôle Emploi qui voulait savoir "où ça en était". Il ne devrait pas, à chaque fois il se fait du mal.
CPE : Alors ? Où en sont tous vos projets ?
Moi : Ouh lala... ça fait longtemps qu'on ne s'est pas parlé ! Je remonte jusqu'à quand ?
CPE : Mars ?
Moi : Alors en mars j'ai travaillé sur une série internet, qui ne sera payé que si ça marche.
CPE : Ah. Avril ?
Moi : J'ai développé des projets personnels...
CPE : Mai ?
Moi : Un dossier pour essayer de décrocher la Bourse Lagardère.
CPE : Juin ?
Moi : J'ai développé un petit projet bien sympa de téléfilm historique en quelques pages, et écrit une sitcom de la mort, j'ai même un rv avec un producteur, z'êtes impressionné, hein ?
CPE : Vous n'avez pas gagné d'argent, quoi.
Moi : Faut pas trop m'en demander, non plus... Et puis là je suis prise sur un test !!
CPE : ...
Moi : Un jour, tout ça va payer.
La semaine qui vient sera donc consacrée aux feux de l'amour, qui se cantonneront à ma vie professionnelle, hein, dans ma vie privée ce sera plutôt les feux des cartons, et à un rv, demain, avec un de mes co-auteurs préférés, pour parler à notre producteur préféré d'une sitcom-à-nous-qu'on-a qui est troooooooop drôle, et troooooooop bien écrite et tout et tout.
Le travail sur le court métrage viendra boucher les trous.
Moi qui pensais qu'il n'allait pas se passer grand chose en juillet et que je pourrai me consacrer à d'autres projets d'ordre privé. C'est mal parti ! Au moins pour la première semaine, car il se pourrait fort qu'on note un retour au chômage d'ici quelques jours, il ne faut pas s'enflammer. Les températures au dessus des normales saisonnières, ça ne dure jamais très longtemps !!
17 juin 2009
Roulements de tambours...
Aujourd'hui, j'ai refusé de PAYER pour travailler. Et on m'a répondu... "c'est pas grave". Comme quoi.
Applause.
La lutte continue.